L'homme qui a sauvé la femme enceinte suspendue ... a parlé aux terroristes !!!

Les images d’une femme enceinte suspendue au balcon du Bataclan en ont marqué plus d’un. Dans la vidéo tournée par un journaliste du Monde, on aperçoit un homme sauver la jeune femme. Très vite, les internautes se demandent que sont devenues ces deux personnes. Le lundi 16, on apprenait que la femme enceinte était saine et sauve et que son bébé allait bien.

Sang-froid et altruisme qui auraient pu lui coûter cher
Une bonne nouvelle pour l'une de ces personnes, la femme qui était suspendue à une fenêtre du 2e étage de la salle de spectacle et qui suppliait qu'on la retienne. "S'il vous plaît, aidez-moi, je vais lâcher, je suis enceinte!". La dame a finalement été secourue par un homme qui l'a hissée avant qu'elle ne tombe et ce au péril de sa vie car les assaillants étaient toujours en train de sévir à l'intérieur. Le sauveur en fera les frais peu après.

Craignant de faire l'objet d'interviews, la rescapée a demandé à un ami de diffuser pour elle un avis de recherche sur les réseaux sociaux afin de retrouver l'homme qui a eu le sang-froid et la bonté de l'aider, en espérant qu'il soit toujours en vie lui aussi.

Son message a été entendu, car le frère du héros a remarqué l'avis sur Twitter et a pu mettre les deux inconnus en contact. La rescapée a donc pu remercier l'homme à qui elle doit la vie, ou au moins celle de son bébé vu qu'elle a évité une grave chute de près de 15 mètres. Et se réjouir de sa survie.

Ce "héros" narre aussi la suite de sa soirée hallucinante.

Après avoir aidé la femme à revenir à l'intérieur, il s'est lui aussi caché, pas suffisamment bien, mais cela n'a pas suffi. "Cinq minutes plus tard, j'ai senti le canon d'une kalachnikov contre ma jambe", raconte-t-il. Un des kamikazes lui demande alors de sortir pour assister au carnage. "Du haut du balcon, les terroristes tiraient sur les gens en bas. On entendait des cris, comme des gens qui se faisaient torturer", poursuit-il.

Les djihadistes lui ont alors parlé. Il se souvient : "Ils nous ont dit : 'On est là pour vous faire subir ce que les innocents subissent en Syrie. Vous entendez les cris, la souffrance ? C'est pour vous faire ressentir la peur que les gens subissent chaque jour en Syrie. C'est la guerre ! Et ce n'est que le début. On massacrera les innocents. On veut que vous répétiez ça autour de vous'", expliquent-ils. Sébastien commence alors à penser qu'il va peut-être avoir la vie sauve car les djihadistes souhaitent autre chose de lui : "Ils nous ont demandé d'appeler BFM, i>Télé. Ils voulaient parler à des journalistes."

Et les assaillants poursuivent leur dialogue avec l'otage. Les preneurs d'otages demandent ainsi à Sébastien de brûler une liasse de billets de 50 euros, ce qu'il fait évidemment sans poser de questions, espérant toujours s'en sortir. "Il voulait que je brûle cette liasse de billets pour voir si c'était important pour moi. Je me suis senti comme Gainsbourg. Sauf que j'étais obligé de le faire" lance-t-il avec humour. Puis, les terroristes lui demandent de faire le guet au niveau des fenêtres et de crier que les terroristes sont armés d'explosifs. "Je suis passé par tous les sentiments, l'espoir, puis l'acceptation de la mort même si je fermais les yeux pour ne pas la voir, pour ne pas voir la kalachnikov pointée dans ma direction", se rappelle Sébastien, qui évoque "les minutes les plus longues de ma vie".

Sébastien termine son récit par l'intervention du Raid. "Quand j'ai vu une deuxième grenade assourdissante tomber à mes pieds, je me suis dit que c'était le moment de m'enfuir. J'ai couru, la grenade a explosé et m'a projeté sous le bélier. Tous les membres du Raid sont passés dessus. Je me faisais piétiner mais ça a été la douleur la plus heureuse de ma vie." Le héros a donc désormias un prénom, mais souhaite qu'on le laisse tranquille pour tenter de profiter de sa chance d'être en vie.


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